Marjane de la Terre

Une invitation au Voyage !

Jouons à danser sur l’accord de la Vie pour créer un Partage aux couleurs de l’humain, Mélodie du cœur…

Une page comme une Belle Histoire pour le jour qui se lève et les rêves du soir à incarner. Un personnage, Marjane, nous invite, à travers les sensations, les mots-images, des sons, à poser une oreille du cœur sur l’œil étoilé qui lève le voile… sur une Balade de la Vie.
La vie d’un monde à l’autre, en transition, en soi, et dans le monde. Car, rappelons-le nous, Tout est relié !

Ensemble, sur les bases d’un cercle spirale en transformation, nous reprenons notre Pouvoir intérieur, et nos consciences se lèvent pour vibrer l’Axe créateur dont nous sommes tous porteurs.
D’un milieu à l’autre, tout se vit en résonnance, et comme une étoile, le coeur brille en son centre pour rayonner de ses rayons en chacune de ces branches d’arbre…

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Sa magie d’hier à aujourd’hui

J’ai commencé à « voyager » avec le tambour chamanique à l’âge de 19 ans, j’ai 33 ans aujourd’hui. Ma première expérience fut renversante. Le tambour guidé par une femme chamane issue de la voie Lakota, me propulsa dans une série de mondes aussi lumineux que sombres, qui me signifièrent les aspects de mon histoire à guérir. J’ai continué à « voyager » avec la guidance de cette femme quelques années, à être initiée, à sentir, à transformer, à guérir.

Peu de temps après mes premiers voyages, ma guide m’invita à construire mon propre tambour. Nous passâmes un week-end toutes les deux dans sa cabane à créer cet objet magique. Cet ouvrage me permit de me connecter à l’essence même de la construction d’un tambour rituel et vibratoire : sentir son bois, assouplir la peau, me relier à l’esprit de l’animal, monter la mailloche.

Et par la suite, d’autres tambours se sont invités dans mon univers : des tambours qui ont leur place en fonction des lieux et des cérémonies auxquelles je participe ou que j’organise.

Le tambour s’est imposé comme un être à part entière qui fait dorénavant partie intégrante de ma vie. Il est un guide et un fin guérisseur pour les sessions que j’ouvre depuis quelques années en individuel et en groupe, et un allié dans ma pratique chamanique.

J’ai à cœur de vous partager un peu de sa pulsation laissée à travers le temps et l’espace.

Le chant du tambour

Le son du tambour est appelé un « chant » car il n’est pas seulement un son sourd, il constitue un véritable orchestre à lui tout seul. En fonction du type de tambour, de la peau choisie, de sa tension (souple, tendue, très tendue, etc.), du bois pour le cadre du tambour, de la mailloche, et de la sensibilité de celle ou de celui qui écoute : on peut y entendre d’autres instruments de musique, des chants de la nature ou encore des chorales de voix de femmes et d’hommes lorsque la personne au service du tambour se met à jouer. Les sons perçus sont multiples et variés.

Le chant du tambour vibre en résonance avec le cœur de Mère Terre et invite notre cœur à se synchroniser avec lui. Il résonne comme le battement unifiant tous les battements de cœurs en connexion à travers le monde.

Il est messager de la terre, de sa voix, la pulsation interne de toute vie, un rythme puissant relié à l’énergie universelle, en lien avec les 4 éléments (feu/eau/air/terre) et la puissance des 7 Directions (Est/Sud/Ouest/Nord/Souterrain/Ciel/Centre). Associé au son de la création, le tambour reflète le ventre rond et fécond qui donne naissance à la vie primordiale. Lorsqu’il est touché par la main ou par le bâton, porté par le souffle de l’espace, l’univers apparaît.

Depuis toujours, le chant du tambour soutient l’invocation (l’appel de l’énergie des esprits alliés et guides d’autres plans de conscience, de la nature, des esprits animal, végétal, minéral, etc.) et la prière. Il accompagne la purification des lieux ou des espaces, et amène protection là où cela est demandé.

On attribue ainsi à un battement vigoureux du tambour l’éloignement des mauvais esprits qui répandent désordre et maladie, et la création d’un espace purifié propice à la santé et au bien-être.

Il est connu pour être une porte qui facilite le passage entre les mondes, et un support, tel un tapis volant, pour guider d’un monde à un autre en fonction de l’intention posée (par exemple : aller rencontrer son animal totem). La.le chaman utilise les pouvoirs du tambour pour partir dans d’autres dimensions, d’autres royaumes, afin de récupérer des indications ou des énergies nécessaires à une situation, pour chercher de quoi guérir ses patient.e.s, ou encore pour accompagner les rites funéraires et les naissances.

Le rythme soutenu et rapide du son du tambour apporte une altération de la conscience, et offre l’accès à d’autres formes d’informations en soi et autour de soi. Les personnes présentes lors d’une session-rituel peuvent aussi elles-mêmes recevoir des messages.

Ses origines : les femmes porteuses de tambour

Si l’utilisation du tambour chamanique s’est aujourd’hui largement démocratisée, nous n’en connaissons pas réellement les origines. On l’associe avec un peu trop d’empressement aux chamanes mongoles ou aux Indiens d’Amérique alors qu’elle puise ses racines dans des temps bien plus anciens chez différents peuples de la terre, et dans une relation intime avec le féminin sacré.

Des travaux d’archéologues et d’anthropologues ont clairement défini qu’à l’aube de l’humanité, le sacré était féminin. On y vénérait la Grande mère des origines (fondée sur la puissance de création du féminin). Avant l’apparition de palais gouvernés par les hommes, s’élevaient des temples dirigés par les femmes ; la vie et les cités se créaient autour de ces temples honorant la Déesse.

À travers leurs recherches, ils ont pu établir qu’entre – 5000 et – 30 000 ans avant notre ère, dans de nombreuses sociétés, les rituels étaient soutenus par le rythme scandé des tambours, eux-mêmes portés par les femmes, les prêtresses. Il en était de même dans la plupart des sociétés chamaniques antiques : les chamanes étaient des femmes. Les femmes « porteuses » de tambours correspondent donc à une réalité très ancienne.

Ces faits historiques récents viennent modifier l’idée reçue selon laquelle le tambour chamanique serait né dans des tribus sibériennes et mongoles (desquelles on connaît mal les origines ) dont les recherches ethnographiques remonteraient à seulement deux mille ans.

Par son minutieux travail d’investigations, Layne Redmond dans son ouvrage « La Femme TAMBOUR » nous offre de précieuses informations à ce sujet, grâce aux peintures et sculptures pariétales des Premières Civilisations où les cheffes spirituelles étaient des femmes (vénérées comme source universelle à travers le sang, l’enfant, le lait nourricier), nous pouvons clairement établir le lien entre leur pouvoir spirituel et les percussions ; un lien qui existait déjà bien avant l’invention de l’écriture.

Les bâtons de tambour (ou mailloches), retrouvés -30 000 ans avant notre ère régulièrement représentés avec une vulve, auraient aussi servi, non seulement à jouer du tambour mais aussi comme calendrier lunaire ou encore comme marqueur des cycles menstruels.

Depuis la préhistoire, le tambour sur cadre, dans le bassin méditerranéen, est associé au tamis (le tambour, lui aurait-il donné vie ?) : il joue le rôle symbolique de réceptacle sacré du grain, de la nourriture. Le tambour est associé au féminin, à la fertilité, aux graines, à la lune, au soleil et aux eaux primordiales.

Dans l’antiquité, de la Grèce à l’Égypte, c’est la Déesse qui transmet le rythme aux humains. C’est la Déesse au tambour qui sert d’intermédiaire entre les mondes divin et humain. En entrant en syntonie avec les rythmes sacrés, elle absorbe l’énergie divine, la transforme et la transmet à la communauté. La connexion entre les percussions et les femmes s’avère clairement effective et ancestrale.

Aujourd’hui, le tambour et ses vertus

Dans de nombreuses cultures, la guérisseuse ou le guérisseur induit volontairement l’expérience chamanique par le son du tambour, qui lui provoque une transe extatique ; il peut alors « voyager » dans des « mondes parallèles », le monde des esprits, rencontrer le monde subtil d’une tribu ou d’une personne pour l’aider à la prise de conscience, à guérir, à rétablir l’harmonie.

Le son du tambour permet des allers-retours entre divers univers et cette réalité. Lors d’une session, c’est le battement rapide et continuel de celui-ci, tel un fil rouge, qui maintient le lien avec la réalité dite « ordinaire » et lui permet de revenir sain et sauf dans notre dimension terrestre de l’ici et maintenant.

L’interdépendance entre ces royaumes est universellement symbolisée par l’Arbre de vie, lui-même symbolisé par le cadre en bois du tambour ou la baguette, un moyen de transport pour celle ou celui qui voyage.

Plus récemment, la neurologie (cf. Andrew Neher) a démontré que le rythme du tambour est un puissant conducteur auditif capable de moduler la fréquence des ns ondes cérébrales et de faire ainsi passer un individu en mode Alpha (détente, bien-être), voire Thêta (méditation profonde, subconscient). Il est capable de synchroniser nos deux hémisphères cérébraux.

Par ailleurs, nous savons que la synchronisation du corps et de l’esprit par les percussions et le rythme se situe à la base des plus vieilles traditions religieuse (de l’Indus, de Mésopotamie et du Nil). Cette technique sacrée perdure de nos jours.

L’état de transe peut être vécu grâce aux tambours, à leurs chants, leurs rythmes et leur puissance. C’est une occasion d’élargir notre champ de réalité et de vision et d’avoir accès à un champ d’informations plus vaste.

Ainsi nous savons aujourd’hui que la transe offre la possibilité de passer d’un mode de pensée analytique à un mode de pensée plus intuitif, tourné vers l’expérience immédiate. Ceci grâce à une désactivation du cortex préfrontal (régissant le raisonnement, l’inhibition, le contrôle des actions, la prise de décision, etc.) et à une activation du cortex postérieur somatosensoriel (zone recevant les informations provenant de la surface du corps). Les schémas de pensées habituels se dissolvent. L’état de conscience modifiée, chez les sujets non pathologiques, nourrit la créativité, peut amener plus de lucidité et apporter une compréhension et une connaissance expansée du soi, de son histoire, et de l’univers. La transe se révèle donc source d’un potentiel extraordinaire encore trop peu exploité chez l’être humain.

De nos jours, la pratique chamanique contemporaine donne la possibilité à tout.e à un.e chacun.e de réaliser son propre voyage lorsqu’elle.il est accompagné.e par des facilitateurs.rices expérimenté.e.s. Les études sur la transe nous permettent de savoir que nous sommes toutes et tous en mesure de rentrer dans cet état, de vivre ce phénomène, qui comporte différents degrés et niveaux (tels que la méditation, la respiration, l’hypnose, le rêve éveillé, etc.). On sait que jouer du tambour régulièrement favorise un lien harmonique et harmonieux avec la nature et nourrit une vie plus et riche au niveau spirituel.

De plus, le fait de jouer ensemble, dans un cercle de tambours en co-créant un rythme par exemple, élève le taux vibratoire et fortifie le lien entre les êtres. Ce genre de cercle invite à se connecter à son propre rythme, comme à celui qui naît du collectif ; l’énergie présente permet de prendre conscience de son potentiel, ouvre des portes pour se libérer d’entraves personnelles, de limitations, de tabous, conscients ou inconscients, d’un faux-self, ou d’une mauvaise estime de soi.

Comme dans la méditation, les percussions mobilisent le mental : elles court-circuitent son bavardage.

La puissance rythmique – tel un battement de cœur – qui habite l’âme et la connecte au spirituel a d’autant plus besoin de se vivre dans nos sociétés modernes trop connectées aux écrans et déconnectées du sacré, des cycles et du vivant. Faire chanter le tambour, en nous ouvrant l’accès à d’autres plans de réalités et champs de conscience, nous émancipe de cycles destructeurs et nous invite à vivre des retrouvailles avec nous-même. Le tambour se présente comme l’instrument essentiel de l’expérience spirituelle pour nous reconnecter à notre intime souffle divin.

Retrouvons ce son dans nos rondes, ce rythme qui ordonne la matière, le pouls de la vie, de nos vies. Retrouvons nos propres rythmes en harmonie avec la vie de la terre, de la création, notre essence profonde. J’en fais le souhait.

 

Marion Rebérat- www.terre-happy-universelle.fr

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Ressources et inspirations :

Études du professeur Pr Flor-Henry

Études de Corine Sombrun

Layne Redmond La femme Tambour

J’exprime TOUTE MA GRATITUDE pour la vie que je vis, que j’ai.

Le monde en crise, des personnes hurlant pour la liberté, des hommes blessés, des enfants orphelins, des femmes violées, des animaux martyrisés, des forêts qui brûlent, de l’air empoisonné, des gardiens de la terre assassinés, etc.

La liste est longue.

Et je suis là, debout, dans un rayon de soleil. J’ai un toit sur la tête, je mange une succulente nourriture, je suis aimée, j’aime, je vis la vie que je souhaite, je peux exprimer mon art, vivre de mon activité, partager de bons moments avec mes amis.

Et certains mondes continuent de se noyer, de flamber, de crier.

Il y a eu des jours où cela m’a angoissé, il y a eu des jours où j’ai hurlé mon impuissance, il y a eu des jours où j’ai culpabilisée d’être là où je suis pendant que d’autres vivent l’enfer. Ces jours-là, mon cœur était désemparé, voire désespéré.

Et un jour, j’ai trouvé le chemin qui m’a permis d’être en équilibre :

Je reconnais toute la beauté qui m’entoure et la chance que j’ai de vivre cela. Je suis encore touchée et je pleure de toutes les horreurs du monde, et en même temps j’exprime TOUTE MA GRATITUDE pour les cadeaux merveilleux qui me sont donnés de vivre. Je remercie chaque jour pour le bonheur d’être en vie, ici, et maintenant.

Dans ce privilège, j’agis alors avec mes moyens, à la manière d’un petit colibri :

Je prie et je médite au quotidien pour la paix, pour qu’un chemin d’unité s’ouvre entre les mondes du vivant, qu’un chemin de conscience se réalise sur la terre.

Puis, je m’entraîne au travers de « petites » actions du quotidien à agir avec conscience et altruisme envers mes proches, envers la terre,  au service de la vie. Je m’exerce à la générosité, j’apprends à défier mes peurs et dépasser mes limitations, à changer mes croyances mortifères pour des croyances de créations, de possibles.

Nous avons le pouvoir, chacun en soi mais tous ensemble, de vivre une vie qui crée et honore la vie. Soutenons celles et ceux qui en ont besoin.

Marion Rebérat.

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Être gardien.ne de la terre, c’est user de conscience et de cœur…

Transvase de notre propre corps en miroir du corps de Mère Terre : comment prends-je soin de la vie, de mes corps (physiques, mental, subtils, divins, sacrés…), comme celui de la Terre-Mère et tout ce qui la compose?

Être gardien.ne de la Terre, ce n’est pas seulement être gardien.ne à proprement parlé d’un bout de terre, de rivière, de montagne… Si je fais cela sans prendre soin de ma terre, de mes eaux intérieures, cela sera sans effets à long terme.

TOUT est relié.

Si je dépose ma frustration ou mes colères dans la Source que je veille, alors ces émotions se répandront dans les ruisseaux auxquels s’abreuveront d’autres êtres vivants.

Et c’est ce qui est en train de se produire aujourd’hui. Nos espaces intérieurs manquent de ménage, d’éclaircissement, d’assainissement…

L’intention ne peut se limiter à prendre soin d’une écologie extérieure. L’intérieur et l’extérieur ne vont pas l’un sans l’autre.
Cela reviendrait à nettoyer l’extérieur de la poubelle sans jamais la vider, la composter, laver ce qu’elle comporte.

Être gardien.ne de la Terre ce n’est pas seulement être gardien.ne d’un savoir ancestral et traditionnel. Car le monde n’est pas un livre achevé, mais bien du divin qui s’exprime à chaque instant à travers la vie qui se métamorphose. Cela signifie avoir incorporer dans sa chair de sang et de souffle l’équilibre des principes essentiels et vitaux, pour les partager dans l’adaptation du monde de maintenant, en intégrant les réalisations de ce jour.

Nous vivons dans une danse en mouvement permanent, qui demande à œuvrer de l’intérieur à l’extérieur, en alchimie, à chaque instant.

Être gardien.ne de la Terre est une responsabilité qui suggère un service au vivant, dans lequel le coeur, le SOI y est intimement lié. C’est par ce que je suis (et non ce que je fais ou ce que j’ai) que le changement s’enracine en profondeur et entre en résonnance avec le reste de l’univers.

Ainsi soit-il.

Marion Rebérat.

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Hommes, nouveaux hommes,

Je vous rends hommage à vous que je rencontre depuis des années sur mon chemin de femme. Et au-delà de femme, en tant qu’être de vie. Et je suis profondément touchée de rencontrer l’homme en vous, et aussi vos êtres de vie. J’entends par « l’être » celui qui se compose du féminin/masculin et au-delà de l’identité.

Vous – que je rencontre (parce que vous vous montrez, vous vous découvrez) : en pleure, en rire, nu, en jupe, en bottes, dans votre puissance et votre vulnérabilité, dans votre amour et vos blessures, m’enseignent la maturation en mon sein.

Il y a eu l’Histoire. Et aujourd’hui, par nos engagements respectifs à aller vers soi nous tissons ensemble des réparations. Au coeur de nos clans, de nos cultures, de nos âmes et de nos corps.

Les temps (cercle) entre femmes réparent les femmes. Les temps (cercle) entre hommes réparent les hommes.

Puis, viennent ces moments où nous nous retrouvons. Nous nous regardons. Hésitant, mais osant, dans un cœur ouvert, nous nous prenons dans les bras. Les voiles tombent ainsi que les projections, les peurs, les images que nous pouvons avoir les uns sur les autres.

Je rends hommage à votre beauté. Je rends hommage à notre beauté.

Je rends hommages à ces beautés de corps, de cœur et d’âmes qui s’unissent… même si ce n’est que pour quelques instants fugaces de justesse, d’équilibre, d’unité nourrissante. Nous semons ensemble des graines de possibles unions.

Des instants qui grandissent de plus en plus, et viennent guérir l’humanité.

Je vous remercie pour votre présence sur ce chemin de conscience, pour votre participation active et votre soutien.

Par ce texte, j’exprime de vive voix à mon tour mon soutien à votre parcours, vous qui osez plonger dans toutes ces mémoires. Je vous aime.

Gratitude.

Marion Rebérat

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“Je libère mes parents du sentiment qu’ils m’ont déjà laissé tomber.
Je libère mes enfants du besoin de m’apporter de l’orgueil, afin qu’ils écrivent leurs propres voies selon leur cœur, qui murmurent tout le temps à leurs oreilles.
Je libère mon partenaire de l’obligation de me compléter. Je ne manque de rien, j’apprends avec tous les êtres tout le temps.
Je remercie mes grands-parents et mes ancêtres qui se sont réunis pour que je puisse respirer la vie aujourd’hui. Je les libère des échecs passés et des désirs insatisfaits, conscients qu’ils ont fait de leur mieux pour résoudre leurs situations dans la conscience qu’ils avaient à ce moment-là. Je t’honore, je t’aime et je te reconnais comme innocent.
Je suis transparent devant vos yeux, afin qu’ils sachent que je ne cache rien d’autre que d’être fidèle à moi-même et à mon existence même, que marcher avec la sagesse du cœur, je suis conscient que je réalise mon projet de vie, libre de toute loyauté familiale invisible et visible qui pourrait perturber ma paix et mon bonheur, qui sont mes seules responsabilités.
Je renonce au rôle de sauveur, d’être celui qui unit ou répond aux attentes des autres.
Apprendre à travers, et seulement à travers, l’AMOUR, je bénis mon essence, ma façon d’exprimer, même si quelqu’un ne me comprend pas.
Je me comprends moi-même, parce que moi seul ai vécu et vis mon histoire ; parce que je me connais, je sais qui je suis, ce que je ressens, ce que je fais et pourquoi je le fais.

Je me respecte et je m’approuve.

J’honore la Divinité en moi et en toi.
Nous sommes libres.”

(Cette bénédiction ancienne a été créée en langue nahuatl, parlée au Mexique. Il traite du pardon, de l’affection, du détachement et de la libération).

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Ecrire est un acte d’amour. S’il ne l’est pas il n’est qu’écriture.

Jean Cocteau